📖À lire : Le goĂ»ter du Lion de Ito Ogawa (ROMAN)

Un 25 dĂ©cembre, Shizuku Umino ĂągĂ©e de 33 ans embarque pour l’üle aux citrons en mer intĂ©rieure de Seto. Sentez-vous l’odeur des agrumes, des citrons et des yuzus ? Imaginez-vous la mer bleu azur ? Voyez-vous se dessiner au lointain la petite Ăźle luxuriante ? Ressentez-vous la sĂ©rĂ©nitĂ©
qui vous gagne alors ?

Shizuku Umino est sereine, apaisée,
elle va rejoindre la maison du lion, un Ă©tablissement destinĂ© aux personnes en fin de vie qui refusent l’acharnement thĂ©rapeutique et souhaitent mourir en paix , dignement et sans souffrance.
La responsable de cet Ă©tablissement hors du commun l’accueille avec beaucoup de gentillesse et de fantaisie. Elle la conseille avec philosophie : « Inspirez le malheur de toutes vos forces, transformez l’air que vous expirez en gratitude et votre vie brillera bientĂŽt ».

C’est que mĂȘme si Shizuku Umino ne verra peut-ĂȘtre pas refleurir les cerisiers
au dĂ©but du printemps, elle vivra des moments intenses et goĂ»tera avec dĂ©lectation les petits plaisirs de la vie. À commencer par les dĂ©licieux desserts qu’elle partagera chaque dimanche lors du rituel du goĂ»ter du Lion.
En effet, chacun des « invités » comme sont nommés les malades de cet établissement
doit Ă©crire une lettre avec le nom de sa pĂątisserie ou de sa confiserie prĂ©fĂ©rĂ©e en expliquant toutes les raisons de cette prĂ©fĂ©rence. Bien souvent cela se rattache Ă  de prĂ©cieux souvenirs d’enfance. C’est un peu la madeleine de Proust nipponne : « Chaque dimanche, un dessert est tirĂ© au sort. Je me suis installĂ©e Ă  ma table habituelle prĂšs de la cheminĂ©e et j’ai attendu le dĂ©but du goĂ»ter. Le douhua de Takeo, les cannelĂ©s du patron, la tarte aux pommes de Momo, les mochis de Shima, ces goĂ»ters Ă©taient devenus une partie de mon corps, une partie de mon Ăąme. »
Et vous quels mets, quels souvenirs choisiriez vous de partager avec vos amis
au soir de votre vie ?

Shizuku Umino va se lier d’amitiĂ© avec plusieurs des invitĂ©s, connaĂźtre une derniĂšre histoire d’amour et recevoir toute l’affection d’une petite chienne nommĂ©e Rokka.
Celle-ci l’accompagnera jusqu’à ses derniers instants tout comme la douce musique
du violoncelle qui la bercera jusqu’à son ultime soupir


Voici une réflexion sur la vie et la fin de vie toute en poésie. Un roman lumineux, délicat,
sans pathos, une ode Ă  la vie de l’auteure Ito Ogawa. Celle-ci nous rĂ©gale de tous ses merveilleux ouvrages depuis Le restaurant de l’amour retrouvĂ© sorti en 2013.
Vous pourrez retrouver celui-ci et La papeterie Tsubaki dans les rayons
de votre bibliothÚque préférée !

Je vous laisse mĂ©diter sur cette derniĂšre maxime d’Ito Ogawa :
« savourons le dĂ©lice suprĂȘme de la vie jusqu’à la derniĂšre goutte ».

Vous trouverez ce roman dans l’Espace Adulte (Rdc)
et tous les coups de cƓur d’ÉlĂ©onore ici.

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About Eléonore

Fan de peinture et de littérature du XIXe, mes livres préférés sont Anna Karénine de Tolstoï, La peau de chagrin de Balzac et Les nuits blanches du chat botté de Duchon-Doris.
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