
Dans ce récit biographique poignant,
Mansoureh Kamari, se souvient de son enfance
et de son adolescence à Téhéran. Une enfance et une adolescence placée sous le joug de la domination masculine. Dans une société où le père a droit de vie et de mort sur son enfant, où les petites filles sont déclarées femmes à 9 ans et peuvent alors être mariées de force, où rire, chanter, danser, aimer n’est pas permis, on peut deviner à quel point il a été compliqué pour l’autrice de s’affirmer en tant que femme et artiste.
Par son trait délicat, classique et très expressif,
par l’économie de texte laissant la force du dessin faire passer toutes les émotions, Mansoureh Kamari nous permet de ressentir tout ce qu’elle a vécu : la peur constante, l’impuissance, l’incapacité à maîtriser son destin. Elle nous fait ressentir également comme il est difficile de s’affranchir de tout cela et comme le poids de la tradition peut encore peser sur les frêles épaules
d’une artiste en devenir même si elle a réussi à quitter son pays…
Car Mansoureh a fui l’Iran pour s’installer à Paris et devenir artiste peintre et modèle.
Une BD esthétique et marquante qui nous narre la métamorphose d’une réfugiée politique, d’une artiste ou tout simplement le récit d’une femme qui a recouvert sa liberté.
Vous trouverez cette BD dans l’Espace Adulte (Rdc)
et tous les coups de cœur d’Éléonore ici.
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